Dans ce nouvel article je souhaitais partager avec vous la plus grande révolution qui s’est passée en moi lors de mon passage de la faculté de médecine à celle de naturopathie : le concept de maladie et de santé.

En effet ceci a été pour moi la plus grande révélation, le nouveau filtre à travers lequel interpréter toute la dimension corporelle, psychologique et vitale de l’être humain. Comme je dis souvent, changer de perspective donne accès à de nouvelles compréhensions.

Nous allons alors découvrir ensemble que très (ou trop) souvent, les malades ne sont pas ceux que l’on croit ! 🤔

Une expérience sociale

Je ne sais pas vous mais moi j’adore les vidéos d’expériences sociales : vous savez ces vidéos où des acteurs confrontent les gens à des situations paradoxales pour découvrir quelle sera leur réaction…

J’ai donc décidé d’en organiser une à ma toute petite échelle et dans mon domaine : pendant plusieurs mois, au cabinet, j’ai posé à mes patients la question suivante : « Imagine deux personnes : Paul et Christophe. Les deux se retrouvent après plusieurs années et décident de fêter ça autour d’une soirée très arrosée. Plus tard, Paul va se coucher. Il se réveillera le lendemain sans aucun problème. Christophe, quant à lui, passera le reste de sa nuit aux toilettes (je vous passe les détails). Qui des deux, selon vous, a le physique le plus résistant et en santé ? ».

Pas étonnant, mais pratiquement tout le monde m’a donné la même réponse : « Paul bien-sûr ! ». Et bien non, mauvaise réponse… mais raisonnons ensemble en faisant un pas en arrière.

Le mal a dit (maladie)

Au-delà de la signification étymologique, la maladie renferme cette idée de présence dans le corps d’une toxine, d’un venin ou de déchets… ou bien le fait d’être habités par des émotions mauvaises qui nous empoisonnent.

La naturopathie classique, adhère à l’idée de la maladie comme le résultat d’un encrassement du corps à la suite d’une plus ou moins longue période d’intoxication physiologique et émotionnelle.

La maladie donc, ne peut se manifester que lorsque nos capacités d’élimination sont dépassées. Pour maintenir son équilibre, l’organisme déclenche des ressources ou des mécanismes de libération (symptômes).

Je vous ai promis un blog clair qui ne passe pas par 4 chemins pour vous expliquer les choses. Je vais alors essayer de vous donner ma propre définition de la maladie : il s’agit de la tentative du corps de retrouver son équilibre. Carl Gustav Jung, médecin psychiatre suisse disant ceci merveilleusement bien : « La maladie est l’effort que fait le corps pour se soigner ! »

Un corps épuisé de sa force vitale

Réfléchissons un instant : N’est-il pas tout à fait normal de tousser si de la fumée entre dans nos poumons ? D’avoir de la diarrhée si nous avons mangé un aliment toxique ? De vomir si nous avons vécu des émotions que nous vivons comme indigestes ? Il s’agit de réactions que tout le monde définiraient comme logiques !

Mais alors, comment cela se fait-il qu’en observant le monde qui nous entoure, le gens semblent de plus en plus résistants à des habitudes toxiques ?

Vous savez, j’ai travaillé très longtemps dans la restauration et dans des boîtes de nuits pour payer mes études. Il m’arrive de temps en temps de redescendre sur Monaco pour rendre visite à mes anciens collègues : certains résistent encore 😊 !

J’en sors une heure plus tard, la tête comme un ballon avec lequel on aurait joué la finale de la Ligue des Champions !

Comment peut-on rester des heures dans une boite de nuit, la musique à fond sans péter une crise de nerfs ? Comment la réaction de mon Paul imaginaire est-elle donc considérée comme normale ? Comment peut-on avaler la fumée d’un paquet de cigarette sans tousser ?

En réalité les vrais malades ne sont pas ceux que l’on croit : ne pas avoir de réactions ou ne pas sentir un inconfort dans de telles situations n’est pas synonyme d’adaptabilité ou de force ! Bien au contraire !

Ne pas réagir est inquiétant !

Être habitué à ce qui est à l’origine une agression pour le corps est synonyme d’épuisement ! Une voiture à essence qui s’est habituée à fonctionner au diesel !

En effet, le fait de rajouter progressivement des agressions dans notre quotidien, étouffe graduellement nos capacités de réaction : la fameuse énergie vitale si chère aux naturopathes.

Encore une fois, essayons de rester simple : disons que notre éducation diminue notre sensibilité à l’environnement. Ceci se fait à travers un cercle vicieux bien rodé. Voyons si vous aussi vous vous reconnaissez :

  1. On met en place une mauvaise habitude

  2. Progressivement on a une baisse d’immunité, donc de capacité réactionnaire

  3. Nous arrivons à tolérer bien plus de quantité de cette toxine

Voilà comment créer une illusion d’état de santé, le soi-disant : « je me renforce ! ». Dans la réalité des choses, c’est plutôt le contraire.

 

Le symptôme : la bonne nouvelle !

Et voilà comment perdre toute mon audience avec un seul sous-titre 😉 ! Attendez, laissez-moi vous expliquer.

Nous en sommes arrivés à tolérer l’intolérable et à ne plus supporter ce qui est notre environnement naturel. Vous êtes un vrai citadin ? Plongez dans le silence paisible du calme de la campagne… vous vivrez une expérience d’angoisse extraordinaire… et très instructive !

Mais alors si la maladie est l’effort que fait le corps pour regagner un équilibre… qu’est-ce que la santé ?

Les plus malades d’entre nous ne sont pas ceux qui réagissent le plus contre l’environnement extérieur. L’absence de symptômes ne signifie pas du tout que vous êtes en bonne santé.

Au contraire, la santé est la capacité du corps à mobiliser ses ressources pour éviter de subir des agressions qui lui sont destructrices sur le long terme.

Comme disait un de mes professeur de physiopathologie : « mieux vaut une bonne réaction courte et intense, qu’une lente et faible réponse chronique ! ».

La santé c’est donc la diarrhée après un McDo, la toux jusqu’au vomissement après une cigarette, l’envie de fuir un environnement où nous devons crier pour nous parler.

Pour conclure : si nous nous sentons bien dans une société qui créer de carences, qui est faite d’agressions répétées et de pressions psychologiques… cela signifie que nous sommes tout aussi malades qu’elle !

Et vous, êtes-vous des vrais sains ou des faux malades ?

Naturellement,

Mauro 🌱

 

Dans ce nouvel article je souhaitais partager avec vous la plus grande révolution qui s’est passée en moi lors de mon passage de la faculté de médecine à celle de naturopathie : le concept de maladie et de santé.

En effet ceci a été pour moi la plus grande révélation, le nouveau filtre à travers lequel interpréter toute la dimension corporelle, psychologique et vitale de l’être humain. Comme je dis souvent, changer de perspective donne accès à de nouvelles compréhensions.

Nous allons alors découvrir ensemble que très (ou trop) souvent, les malades ne sont pas ceux que l’on croit ! 🤔

Une expérience sociale

Je ne sais pas vous mais moi j’adore les vidéos d’expériences sociales : vous savez ces vidéos où des acteurs confrontent les gens à des situations paradoxales pour découvrir quelle sera leur réaction…

J’ai donc décidé d’en organiser une à ma toute petite échelle et dans mon domaine : pendant plusieurs mois, au cabinet, j’ai posé à mes patients la question suivante : « Imagine deux personnes : Paul et Christophe. Les deux se retrouvent après plusieurs années et décident de fêter ça autour d’une soirée très arrosée. Plus tard, Paul va se coucher. Il se réveillera le lendemain sans aucun problème. Christophe, quant à lui, passera le reste de sa nuit aux toilettes (je vous passe les détails). Qui des deux, selon vous, a le physique le plus résistant et en santé ? ».

Pas étonnant, mais pratiquement tout le monde m’a donné la même réponse : « Paul bien-sûr ! ». Et bien non, mauvaise réponse… mais raisonnons ensemble en faisant un pas en arrière.

 

Le mal a dit (maladie)

Au-delà de la signification étymologique, la maladie renferme cette idée de présence dans le corps d’une toxine, d’un venin ou de déchets… ou bien le fait d’être habités par des émotions mauvaises qui nous empoisonnent.

La naturopathie classique, adhère à l’idée de la maladie comme le résultat d’un encrassement du corps à la suite d’une plus ou moins longue période d’intoxication physiologique et émotionnelle.

La maladie donc, ne peut se manifester que lorsque nos capacités d’élimination sont dépassées. Pour maintenir son équilibre, l’organisme déclenche des ressources ou des mécanismes de libération (symptômes).

Je vous ai promis un blog clair qui ne passe pas par 4 chemins pour vous expliquer les choses. Je vais alors essayer de vous donner ma propre définition de la maladie : il s’agit de la tentative du corps de retrouver son équilibre. Carl Gustav Jung, médecin psychiatre suisse disant ceci merveilleusement bien : « La maladie est l’effort que fait le corps pour se soigner ! »

 

Un corps épuisé de sa force vitale

Réfléchissons un instant : N’est-il pas tout à fait normal de tousser si de la fumée entre dans nos poumons ? D’avoir de la diarrhée si nous avons mangé un aliment toxique ? De vomir si nous avons vécu des émotions que nous vivons comme indigestes ? Il s’agit de réactions que tout le monde définiraient comme logiques !

Mais alors, comment cela se fait-il qu’en observant le monde qui nous entoure, le gens semblent de plus en plus résistants à des habitudes toxiques ?

Vous savez, j’ai travaillé très longtemps dans la restauration et dans des boîtes de nuits pour payer mes études. Il m’arrive de temps en temps de redescendre sur Monaco pour rendre visite à mes anciens collègues : certains résistent encore 😊 !

J’en sors une heure plus tard, la tête comme un ballon avec lequel on aurait joué la finale de la Ligue des Champions !

Comment peut-on rester des heures dans une boite de nuit, la musique à fond sans péter une crise de nerfs ? Comment la réaction de mon Paul imaginaire est-elle donc considérée comme normale ? Comment peut-on avaler la fumée d’un paquet de cigarette sans tousser ?

En réalité les vrais malades ne sont pas ceux que l’on croit : ne pas avoir de réactions ou ne pas sentir un inconfort dans de telles situations n’est pas synonyme d’adaptabilité ou de force ! Bien au contraire !

Ne pas réagir est inquiétant !

Être habitué à ce qui est à l’origine une agression pour le corps est synonyme d’épuisement ! Une voiture à essence qui s’est habituée à fonctionner au diesel !

En effet, le fait de rajouter progressivement des agressions dans notre quotidien, étouffe graduellement nos capacités de réaction : la fameuse énergie vitale si chère aux naturopathes.

Encore une fois, essayons de rester simple : disons que notre éducation diminue notre sensibilité à l’environnement. Ceci se fait à travers un cercle vicieux bien rodé. Voyons si vous aussi vous vous reconnaissez :

  1. On met en place une mauvaise habitude

  2. Progressivement on a une baisse d’immunité, donc de capacité réactionnaire

  3. Nous arrivons à tolérer bien plus de quantité de cette toxine

Voilà comment créer une illusion d’état de santé, le soi-disant : « je me renforce ! ». Dans la réalité des choses, c’est plutôt le contraire.

 

Le symptôme : la bonne nouvelle !

Et voilà comment perdre toute mon audience avec un seul sous-titre 😉 ! Attendez, laissez-moi vous expliquer.

Nous en sommes arrivés à tolérer l’intolérable et à ne plus supporter ce qui est notre environnement naturel. Vous êtes un vrai citadin ? Plongez dans le silence paisible du calme de la campagne… vous vivrez une expérience d’angoisse extraordinaire… et très instructive !

Mais alors si la maladie est l’effort que fait le corps pour regagner un équilibre… qu’est-ce que la santé ?

Les plus malades d’entre nous ne sont pas ceux qui réagissent le plus contre l’environnement extérieur. L’absence de symptômes ne signifie pas du tout que vous êtes en bonne santé.

Au contraire, la santé est la capacité du corps à mobiliser ses ressources pour éviter de subir des agressions qui lui sont destructrices sur le long terme.

Comme disait un de mes professeur de physiopathologie : « mieux vaut une bonne réaction courte et intense, qu’une lente et faible réponse chronique ! ».

La santé c’est donc la diarrhée après un McDo, la toux jusqu’au vomissement après une cigarette, l’envie de fuir un environnement où nous devons crier pour nous parler.

Pour conclure : si nous nous sentons bien dans une société qui créer de carences, qui est faite d’agressions répétées et de pressions psychologiques… cela signifie que nous sommes tout aussi malades qu’elle !

Et vous, êtes-vous des vrais sains ou des faux malades ?

Naturellement,

Mauro 🌱

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2 Commentaires

  1. Bonjour Mauro, merci pour ces explications intéressantes qui vont m’aider à mieux me comprendre et faire face aux réactions de mon corps et à mes émotions. Je souhaiterais maintenant savoir comment les gérer ou trouver des solutions pour rééquilibrer notre corps avec notre esprit. Merci.

  2. Ciao Diane,
    Je suis désolé je découvre le système et, pour des raisons de sécurité, il faut que j’accepte manuellement tous les commentaires 😃
    Voilà pourquoi ma réponse tardive.

    Merci pour vos suggestions de sujet: je ne manquerais pas d’approfondir l’axe intestin-cerveau 🙂

    Bonne fêtes et à bientôt!
    Mauro

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